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Bédésphère

Les amis d'AAAPOUM

09 avril 2008

Bird de Carlos Trillo et Juan Bobillo

Masque, tatouages et vengeance

Le masque et la dualité qu'il crée forment le cœur des histoires de super héros. Plus anciennement c'est un thème couramment abordé dans la littérature populaire. Jekyll et Hyde, Dantès et Monte-Cristo,  de la Vega et  Zorro... les ancêtres de Hulk, Iron-man et Batman sont innombrables. Dans la littérature comme dans le monde des comics certains cas relèvent de la double identité, les autres de la double personnalité (les uns choisissent de revêtir le masque, les autres le subissent). C'est tout naturellement que Carlos Trillo, scénariste argentin à la créativité généreuse et bouillonnante, s'était attaché tout au long du projet Cybersix, qu'il mena avec Carlos Meglia, à souligner les liens qui unissait la bande dessinée à ses sources littéraires. Dans la série Bird, dessinée par Juan Bobillo, 3 tomes parus chez ERKO, il reprend le thème du masque mais cette fois-ci dans un thriller contemporain délaissant le super-héroïsme et les références au profit d'une approche plus psychologique.

Le masque dissimule tout en modifiant ce qu'il recouvre. Le porteur du masque change : puisque sa personnalité est voilée, une nouvelle peut surgir. Le masque est justement un élément primordial dans beaucoup de rituels magiques et le risque est grand pour le porteur de se retrouver possédé.

Bird L'héroïne de Bird s'appelait Jobeth. Son frère parvint à la faire interner dans un  hôpital psychiatrique  pour être le seul à bénéficier d'un héritage familial. La pauvre et timide Jobeth est rendue à l'état de légume à cause des drogues dont elle est abreuvée. Elle parvient tout de même à s'évader. Son ordure de frère lance des tueurs à ses trousses. Pour leur échapper elle change donc d'identité. Le passage se fait par une initiation classique : abandon de pilosité, scarifications et tatouages. Un masque créé par retraits et ajouts à une figure initiale. Désormais elle sera Bird, mannequin adulé au charisme arrogant. Pour se dissimuler elle étale donc son visage sur tous les murs de la ville. Omniprésente (sans pour autant se marier au président) elle devient invisible et tout lui est permis. Elle va pouvoir ourdir sa revanche.

Sans dévoiler davantage une intrigue pleine de rebondissements et d'action mâtinée de sado-masochisme dont sont friands les argentins, il me reste à vous dire que l'histoire est bien complète, menée avec vigueur sans s'embarrasser des ressorts les plus prévisibles. Le plat corsé de drogues, de sexe et de violence tant physique que psychologique est ici servi en couleurs directes, en aquarelles fort tendres, ce qui créé un effet déroutant assez séduisant. Le dessin de Bobillo arrondit ainsi les excès de Trillo par un voile de lavis et insuffle un peu de douceur dans un univers à la noirceur désespérée.

Bien sûr chez AAAPOUM BAPOUM vous trouverez les trois tomes en pack, en très bel état pour ne pas dire neufs, pour la somme concurrentielle de 19,50€ au lieu des 37,50 € initiaux...
 

04 avril 2008

Radio Crumb bonsoir

Un portrait radiophonique de  Robert Crumb

Si ça se trouve il existe des lecteurs du AAABLOG qui ne lisent pas le blog de Cornélius et qui ne suivent pas de près les programmes de France Culture. Alors pour ces hypothétiques habitués je fais ici un petit rappel : ce soir à 22h15 l'émission Surpris par la nuit sera consacrée à Robert Crumb. Conçue par Christian Rosset (tiens, ça me dit quelque chose ce nom) et réalisée par Anne Fleury, ces 45 minutes ont l'air alléchantes,  jugez plutôt (je recopie ci-après le descriptif du site de France Culture pour ceux qui, comme moi, n'aiment pas passer leur temps à suivre des liens) :

Crumb_radio Robert Crumb (né le 30 août 1943 à Philadelphie) parle peu. Il vit à l'écart avec sa famille, depuis le début des années 90, dans le sud de la France (son départ des Etats-Unis a été filmé par Terry Zwigoff). Sa côte est de plus en plus élevée. Une anthologie en langue française, réalisée avec un soin maniaque à partir des originaux, est en cours de publication aux éditions Cornélius. Robert Crumb, autobiographe et contempteur de l'Amérique contemporaine, est aujourd'hui plus reconnu que jamais, survivant légendaire d'une époque - les années 60-70 - qui continue de fasciner (il vient d'être compté par un magazine américain parmi les 100 génies vivants, toutes catégories confondues, ce qui n'est certes pas sérieux mais nullement hasardeux). Ce qu'on sait peut-être moins, c'est que Crumb, loin d'être un apôtre de la contre-culture, est un pur "inactuel", n'écoutant que des 78 tours, et dessinant du matin au soir sur des carnets ce que son regard nostalgique mais précis capte d'un monde en voie de disparition. Pour faire un portrait de Robert Crumb, il est nécessaire de varier les angles d'approche. Pour cela, un miroir à trois faces est parfait. Un assez grand miroir qui pourrait capturer, au-delà du mutique et solitaire Crumb, les résonances toujours sensibles de ce qu'on a appelé "l'underground". La réédition de Breakdowns, l'album mythique des débuts d'Art Spiegelman, augmenté d'une réflexion en texte et en bande dessinée sur ces temps agités, nous incitera à creuser, en sa compagnie, quelques pistes parmi d'autres qui, par montage, nous permettront de composer un portrait aussi labyrinthique que concret, retrouvant la voix de Crumb : non l'organe de la parole mais celle qu'on entend très précisément quand on plonge dans son monde de dessin.

Avec :
- Edmond Baudoin, dessinateur
- Blutch, dessinateur (sous réserves)
- Florence Cestac, dessinatrice et ancienne éditrice (Futuropolis)
- Alain Dister, écrivain, photographe
- Lora Fountain, agent de Robert Crumb
- Jean-Louis Gauthey, éditeur (Cornélius)
- Jean-Pierre Mercier, responsable de l'anthologie Crumb chez Cornélius
- Gilbert Shelton, auteur des Freak Brothers (sous réserves)
- Art Spiegelman, auteur de Maus et de Breakdowns
- Et la voix de Crumb

Ah au fait si je vous conseille cette écoute c'est parce que Robert Crumb c'est bien et qu'en plus, ô surprise, on vend ses livres chez AAAPOUM BAPOUM !

"A vos cassettes !" comme disait Jean-Christophe Averty, car j'ai l'impression que cette émission ne pourra être podcastée.

12 mars 2008

Joe Kubert (1) : face aux Viêt Công !

Tales of the Green Beret - Forces spéciales

"Je dois y retourner, pour sentir le souffle glacé de la mort dans mon dos"

Kubert_forces_specilales Bien que, selon ses dires, lorsqu'il débuta dans le métier il ne fut "pas particulièrement intéressé par les histoires de guerre", c'est bien dans ce genre que Joe Kubert gagna ses galons de maître de la bande dessinée et qu'il se fit connaître par ici.
Si son style est encore balbutiant aux débuts du Sergent Rock — série emblématique des comics de guerre dont nous reparlerons en ces pages — lorsqu'il aborde les Tales of the Green Beret, il est en pleine possession de sa puissance graphique. Ce comic strip, publié quotidiennement dans le Chicago tribune de 1965 à 1967, en pleine guerre du Vietnam, narre les exploits meurtriers des forces spéciales communément appelées "les bérets verts". Ce corps d'armée menait les "missions irrégulières" les moins moralement prestigieuses, si cette litote peut être avancée.

Je ne commenterai pas le propos de ces histoires, scénarisées par Robin Moore : l'outrance sans nuances de cette propagande impérialiste suffit à en désamorcer le venin. Notons tout de même que, béatement confiant  dans la justesse de l'intervention américaine, Tales of the Green Beret revendique ce qui d'habitude est voilé et laisse entrevoir la réalité d'une guerre : enlèvements, assassinats, trafic de drogue, utilisation des journalistes à des fins idéologiques...

Sans doute amené à mobiliser toute son énergie pour tenir le rythme des daily strips, le trait de Kubert est vibrant et dynamique, son pinceau nerveux répartit avec joie le noir des scènes nocturnes, suggère avec peu la pluie et la jungle, brosse avec admiration les plis des faces viriles... De manière évidente le dessin de Joe Kubert apparaît ici comme l'intermédiaire entre Milton Caniff et Jordi Bernet. Ferme et souple. "Il y a dans son dessin un dynamisme et une spontanéité qui lui ont toujours fait éviter les pièges d'un académisme pesant et laborieux" notera pertinemment Jacques Lob.

Si, format strip oblige, le découpage du maître ne peut ici être aussi inventif que dans son Enemy Ace, créé à la même époque pour DC comics (publié en France dans un magnifique album des éditions du  Fromage, sous le titre Le Baron rouge, 1978) il reste très captivant par la succession de plans d'ensemble et de gros plans, par la simple efficacité de ses cadrages. Les qualités graphiques de Kubert fluidifient en effet une narration qui souffre de ce rythme si particulier des récits en strips : une progression par bonds elliptiques qui évoque le diaporama.

En France les éditions Gilou commencèrent à traduire en 1986 Tales of the Green Beret sous le titre de Forces spéciales, surtitré "Bérets verts 1 -Vietnam". Desservi par une couverture hideuse et, à mon goût, par une mise en couleur superflue, l'ouvrage ne doit pas avoir rencontré un grand succès car personne ne semble avoir eu l'envie d'éditer la suite. l'album ne reprend en effet que les deux premières des huit histoires dessinées par Kubert.

Par delà ses qualités et défauts, si je tenais à commencer une série d'articles sur Kubert par ce Forces spéciales, c'est pour vous proposer un petit jeu à découvrir ci-dessous...

Lire la suite "Joe Kubert (1) : face aux Viêt Công !" »

07 février 2008

Walking Dead 4 de Robert Kirkman et Charlie Adlard

Ni dieu, ni césar, ni tribun...

Et si l'humanité se perdait dans l'effort même qu'elle déploie à perdurer ? Dans le volume 4 de Walking Dead, la menace zombie semble reléguée au second plan et ce sont  bien les vivants qui plus que jamais représentent un danger pour eux-mêmes.
AWalkingdeadinsi Rick, personnage central, s'épuise à s'efforcer d'être l'incarnation du héros. Flic déboussolé au début, il désagrège par accoups son capital de sympathie. S'étant érigé en autocrate, son arbitraire et ses erreurs forment boule de neige tout du long de ce recueil. Imaginez un peu que vous soyez dirigés par un bonhomme qui a fait montre de sa faillibilité dès la première planche de l'épisode 1 et qui est encore capable de dire à la page 45 de ce nouveau recueil des énormités comme : "on ira plus vite si on se sépare..." et quelques cases plus loin : "si ça devient trop noir, on retournera chercher la torche...".
Il faut vraiment que ce soit l'aube des morts-vivants pour que l'humanité se choisisse d'aussi piètres dirigeants !

Action et psychologie

En motivant l'action par l'évolution de la psychologie des personnages, le scénariste Kirkman, servi par l'austérité du noir et blanc de Tony Moore et Charles Adlard, réussit un joli cocktail pouvant séduire des gourmets (et des gloutons !) en dehors des fans du genre.
En grattant  les contours de mythes et de questionnements parfaitement américains (héroïsme, légitimité de la violence, port des armes, ségrégation) les créateurs nous offrent un divertissement des plus réjouissants et stimulants  (pour moi le meilleur comic depuis le Daredevil de Bendis et Maleev).
C'est une valeur sûre, la preuve : Arno de chez Pulp's les lisait chaque mois sans attendre leur sortie en recueils !

Walking Dead de Robert Kirkman, Tony Moore et Charlie Adlard, 4 tomes chez Delcourt. Série en cours.

11 janvier 2008

Batman : Le livre de la série

Un genre de solde à l'envers

Batmanserietv Nous avons parfois l'occasion de présenter à notre clientèle des livres beaux et intéressants à un prix incroyablement attractif. Ainsi depuis plusieurs mois nous vendons l'excellent art book sur la série télé Batman animated au prix de 5€ (prix d'origine : 28,20€). Présentant de nombreux croquis de Bruce Timm,  cet ouvrage est indispensable à l'amateur de Batman ou à tout curieux des techniques du dessin animé.
Les bons plans finissant par se faire connaître, nos stocks ont fondus, merci à vous... Nous allons donc monter le prix du bouquin à 10 €.
Néanmoins, rue Serpente,  il nous reste 8 exemplaires qui ne changeront de prix que demain samedi à 16h, s'ils n'ont pas été vendus avant... Il reste donc une journée à ceux qui ne s'étaient pas encore décidés, pour profiter du meilleur tarif (5€).

16 novembre 2007

Château L'Attente de Linda Medley

Chateau_lattente Bégaiement

Aujourd'hui je voulais vous parler de Château L'Attente de Linda Medley aux éditions çà et là...
Quoi ? ... Comment ? ... Stéphane aurait déjà fait deux posts dessus ?
Ah désolé... Il doit y avoir une faille dans la trame du réel... comme dans Matrix quand passe le chat, non ?

M'en fous, moi au moins mon visuel montre le bouquin dans sa version française, et ça y est il est sorti pour les gens normaux qui sont pas journalistes !

14 novembre 2007

Château L’attente, Linda Medley, Ça et là

  « Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants », certes, mais après ?

156097747701lzzzzzzz Voila, en quelques mots, le tendre projet de Linda Medley, écrire une contrepartie marxisante à la Belle au bois dormant qui démontrerait que les souillons, grouillots et autres petites mains des arrière-plans méritent autant d’attention que leurs aristocrates de maîtres. C’est pourquoi, une fois princesse Belle -cette garce immature- envolée au bout de quelques pages, la vie reprend son cours. Les adjuvants poursuivent leurs aventures, seuls, et quelqu’un prend le temps d’en témoigner. Ainsi, détail rare mais symbolique, le titre de ce récit là ne s'appuie pas sur le patronyme d’un héros, mais sur celui d’un lieu, le Château l’attente. Un lieu jadis admiré, abandonné, puis rénové par les survivants désœuvrés. Tous et toutes, figures secondaires de la littérature de jeunesse et fantastiques, y émigrent pour trouver repos et reconstruire un autre merveilleux, moins épique, quotidien. Entre une cigogne, des elfes farceurs, un bébé monstrueux, sa maman femme battue en fuite ou une armée de bonnes sœurs barbues, autant dire que cette population croissante tient pour beaucoup de l’auberge espagnole. Une richesse humaine particulièrement enluminée par l’approche généreuse des personnages, le temps consacré à les décrire, les écouter converser ou les observer se taire, se soutenir dans l’adversité ou se moquer. Ce Château L’attente est magique, autant pour les mystères qui s’en dégagent que l‘harmonie sociale qui s’y construit. Comble du luxe, l’ouvrage est d’une somptuosité rare, 450 pages avec reliure cousue, marque page en tissu et couverture de grimoire joyeux. Son prix, lui, est extraordinairement bas. Cadeau de noël idéal, divertissement de l’année, les compliments manquent pour en parler. Quoi qu'il en soit, ce récit original peut convaincre quiconque, hermétique à l’heroic fantasy. De la même manière qu’il réussira à coup sûr à réveiller l’amour du genre chez ceux, amateur de bande dessinée, qui s'en sont écartés par lassitude. Magique, à bien des égards.

27 octobre 2007

Le Mariage étrange

Hy05_3 Si l’on vous disait qu’il y a fort longtemps, Chester Brown et Alan Moore collaborèrent dans une bande dessinée. Cela vous semblerait fou, non ? Et pourtant Hypernaut, récit de science fiction bien kitshouille tirée de la série 1963, les réunissait autour de Steve Bissette. Alan au scénario, Steve au crayon, Chester à l’encre…trêve de bavardage, voici le lien…

pour découvrir l'histoire complète, mais en anglais.

Quand on y repense, il a du culot le Chester. N’est ce point lui qui un jour dit : «Alan Moore a une touche d’élégance. C’est un type futé, et il s’exprime à un niveau métaphysique, je ne peux le nier. Mais soyons clair, s’il s’est cantonné au récit de superhéros, c’est principalement car il travaillait pour une compagnie qui produisait du superhéros. »

 

Et toi Chester, c’était quoi ton excuse ?… hum hum…

Au fait, nous avons toujours les merveilleuses autobiographies du père Brown au magasin, deux livres  intelligents et émouvants sur les difficultés d'un enfant élevé dans un environnement religieux.

21 octobre 2007

Par Crom !

Un bel écrin pour Howard

Belit Cher Stéphane, une double bonne nouvelle pour toi et pour ton camarade de muscu David Doukhan ! Tu m'as confié récemment souhaiter développer ta connaissance de l'âge Hyboréen et de sa figure de proue Conan le Cimmérien. Certes les peintures de Frazetta et les BD de Buscema sont à tomber, amis avant tout il y a les bouquins de R. E. Howard, écrits souvent fragmentaires et parfois répétitifs mais emplis de vigueur séminale (comme on dit à Chronic'art). Or voici que les éditions Bragelonne annoncent la sortie prochaine (31 octobre ) d'un premier tome de Conan (apparemment ils ont l'intention de tout rééditer en 3 volumes chronologiques)  avec de nouvelles traductions et illustré par... Mark -Xénozoïque- Schultz que tu adores.

L'aperçu du livre provient du site Les chroniques némédiennes où tu pourras en voir d'autres et obtenir toutes les informations sur les Secondes rencontres howardiennes (le 27 octobre à Paris).

Fais gaffe tout de même : la lecture de Conan donne envie de dormir nu dans la neige, ce qui provoque rarement  de bons  résultats sur l'organisme des non-cimmériens.

29 septembre 2007

Ces filles sont vraiment perdues

Pas toucher aux mythes

Lostgirls_01 Mauvaise nouvelle. Dans l’après-midi d’hier, l’information est tombée, Lost Girl D’Alan Moore ne sortira pas en France. Non car l’espoir d’un succès commercial était de toutes les manières très faible, ni car le coût dantesque de fabrication décourage l’éditeur (c’est un coffret luxueux). Ce qui nous vaut l'annulation est une interdiction sous le motif d’incitation à la pédophilie. Guy Delcourt encourrait alors jusqu’à cinq ans de prison, ce qui, pour un livre onéreux et qui ne se vendra pas, serait quand même très cher payé.

Cette nouvelle est d’autant plus désastreuse qu’elle vient enrichir la longue liste des annonces d’indisponibilité des œuvres de l’artiste. 2007 aura été l’année des retraits de commercialisation successifs:

-Chez Delcourt, de V pour Vendetta et Batman Souriez suite aux pertes des droits

- Aux Editions U.S.A de La Ligue des gentlemen extraordinaires et de Jack B. Quick suite au départ en retraite de l’éditeur.

Heureusement que Watchmen ressort à 65 euros en prix de vente public minimum…Aouch !!! Mais qui a mal aux fesses.