Un peu de lecture extraordinaire sur Will Eisner.
Par Stéphane
Je viens de me fendre d’une
critique assez virulente contre les éditions Delcourt, à paraitre dans le
prochain Chronic’art. Il faut dire que j’ai été passablement agacé par leur
travail sur la réimpression de Big City,
totalement odieuse de par sa très mauvaise qualité de fabrication. J’ai comparé
le livre à un étron, ce que je savais un poil trop provocateur mais finalement si
approprié à mon ressenti que j’ai, après hésitation, quand même conservé la
formule. J’avais, par le passé, déjà évoqué les mini éditions de Corto Maltèse en terme de « merde », sur ce Blog. L’on m’avait menacé de poursuite, sans compter les demandes de censure
formulées à l’hébergeur de ma vidéo, qui les a toutes bien heureusement déboutées. On verra donc si j’entends parler de
cette critique du Bronx.
Bref, tout cela pour dire que je ne
me sens jamais parfaitement à l’aise avec les coups de gueule et la critique
destructrice. Je ne l’imagine possible que si celui qui critique propose en
contrepartie, à défaut d’une alternative, tout du moins de la reconstruction
positive.
Alors voila, journée éloge Eisner pour compenser. Je fais mon travail de bibliophile pour offrir de la lecture alternative. Fans de Will Eisner, attachez vos bretelles, ça décoiffe :
1- Une vidéo de
près d’une heure, en anglais malheureusement, dans laquelle Will Eisner s’exprime
sur le roman graphique à la libraire du Congrès.
2- Et enfin, gratin du gratin de
chez gratin, voici des heures de lecture en perspective et un aperçu
concret des relations qu'entretenait Will Eisner à l’armé (sujet qui fait parfois débat depuis
que Ben Katchor semble l'avoir soulevé). Une très large collection de P.S Magazine dessinés par le studio
Eisner -composée de 145 numéros normaux, 5 spéciaux, et 14 index, scannés dans
une excellente qualité, classés soit par numéro,
soit par année-
est disponible à la lecture sur le site de la bibliothèque de la Virginia Commonwealth University.( P.S Magazine est une
publication pédagogique destinée aux jeunes trouffions qui, ignorants qu’ils
sont, ne connaissent pas ces petites recettes de grand-mère qui permettent d’entretenir
son matériel militaire avec délicatesse).


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