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vendredi 15 septembre 2006

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Commentaires

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Très rigolo, belle équipe de duettistes !
Maintenant une question : est-ce que Corto ne serait pas une perpétuelle incarnation du sublime dont toute matérialisation laisserait un sentiment de gâchis ou de souillure... Je développe : Corto en couleurs : arghhh... Corto en d'autres couleurs : Re-arghhh... Corto en dessins animés : triple arghhh... Corto en petit format reformatés... aaaarrrgggghhhh encore. Le bouquet : Corto en noir et blanc... les puristes sont contents, mais il paraît que Hugo le préfère en couleurs. D'ailleurs Corto est sublime, mais qu'y-t'il de plus pathétique qu'un mâle se donnant des airs de Corto dans la réalité ?

En tous cas, j'ai hâte de savoir ce qui va se dire mardi.
Heureusement qu'il y a des gens comme nous qui savent ce qui est important sur Terre.

Bravo pour ce travail d'information, et pour cet effort! Le public (dont le simple "amateur" de BD que je suis) est loin d'être au fait de toutes ces trahisons, c'est un véritable scandale. Une question tout de même: que fait l'auteur? n'at il même pas un droit de regard? J'imagine que ca ne le rejouit pas plus que nous :(.

Même si je n'aime pas du tout Corto Maltese (peu importe d'ailleurs) c'est le principe qui compte, et un éditeur qui se rend coupable du tel massacre d'une oeuvre devrait avoir à rendre des comptes.

Et sachez que c'est loin de ne toucher que la BD: pour connaître beaucoup mieux les pratiques des éditeurs de romans et de romans traduits, je peux vous dire qu'on voit arriver dans les librairies des machins traduits à l'arrache, des textes recalibrés sans consentement de l'auteur, parfois amputés de 20% et + du texte VO! Une véritable boucherie, dont le lecteur ne peut même pas se rendre compte sans comparer VO/VF :/.

A l'heure ou les mêmes gougnafiés nous jouent la mélodie du respect du droit d'auteur, ces hypocrites marchands sont les premiers à se foutre royalement du respect de l'oeuvre, de l'auteur, du lecteur.

Que faire, sinon ne pas acheter et dénoncer?

Icanus > pour répondre à ta question: aux dernières nouvelles Hugo Eugenio Pratt se retournait dans sa tombe ;) Le bougre nous a quittés en 1995 donc je pense que tout ça c'est une affaire d'ayants droits...

POur le reste 100 % d'accord avec toi pour la traduction.

Ahurissant ! Proprement scandaleux !!! Honte sur eux ! et merci à vous pour cet exposé on ne peut plus clair

...

J'en reviens toujours pas ...

Bravo,
ancien libraire de bandes dessinées, j'avais déjà crié au scandale avec les éditions dargaud et la collection 16/22 qui charcutait et surtout inventait tout pareil à casterman, et plus tard les immondes collection J'ai lu et Presse pocket qui reservaient le couvert.
Plus on dénoncera ces pratiques plus on aura de chance que ces personnes se rendent compte que le public n'est pas une oie qu'on gave....
bonne route.
Patrick

Patrick > quelle ou quelles librairies ?

J'ai ouvert avec l'actuel propriétaire Papiers Gras en 1980 et après 4 ans j'ai ouvert une autre librairie qui s'appelait Hors Série jusqu'en 1992. Tout ceci à Genève en Suisse, voilà.

ben et ce rendez-vous avec casterman alors ????

Peut être ne sont ils pas venus ?

Vu que les médias dans leur ensemble n'ont rien perçu
ou plutôt bien applaudi, la rudesse du sujet de Stef aurait plus amené de polémique, alors que la tranquillité commerciale est de mise....

Les consignes ont peut être été "Aaapoum nous plante un dé-COR TrO MAL, TESE-ons nous....

Comme eux, je prends le sujet un peu trop à la légère.

A force de "DEFONCER" leurs catalogues, et nous sortir des quantités incroyables de petits prix dans tout type de format, la plupart des éditeurs BD atteignent leurs résultats, à savoir baisses immenses sur les ventes de leurs fonds de catalogues, et pourquoi donc les lecteurs n'iraient pas aussi attendre dans cinq ans la sortie en broché à 2E50 de la nouveauté en cours !

Bravo, Dé-fonds-cer vos séries et catalogues.

Ou adopter toute politique commerciale qui soit cohérente et REGULIERE (dans tous les sens du mot).

J'achète Les Archers de Thorgal à 9E chez mon libraire préféré, puis l'on me le donne le même chez Shell avec deux bidons d'huile, alors que je l'ai offert à mon fils à 4E50 chez MaxiLivres, sans parler de la version brochée chez Carrefour à 2E95. Comment puis je ne pas avoir la douce sensation d'être RROU RROU RROU un client RROU RROU peu respecté......

En ce qui concerne mon RDV avec Casterman, il n'a pas eu lieu pour l'instant. Attention cependant, ils ne se défausent nullement. En fait ce rdv a pour but de monter une interview avec Jacques Tardi. Je compte juste poser quelques questions au passage sur ce sujet.
Donc, dès que ce RDV a lieu, j'en saurai plus.

PAS D'ACCORD !
C'est l'esprit de Hugo Pratt lui-même qui, afin que Corto Maltèse soit enfin publié dans un format démocratique et populaire, a dicté ses conseils de retouches aux oreilles de Patricia Zanoti (qui fut sa muse dans les années 80).
Vous, qui ne voyez que le côté matérialiste des choses, vous ne pouvez pas comprendre, ce qui se passe de l'autre côté.

a.

Ando Andre,

Si je prends ton texte tel quel, j'accepte ton droit de réponse, en tant qu'amant de ta Patricia suce-nommée, comme légitime......

Mais, lu et pris dans l'autre sens, comme une diatribe des plus ironiques, permets moi de te remercier....... Je viens de me prendre un des plus grands fou-rires de ma vie bédéphile.

Rire est souvent le propre de l'homme, mais pas dans tous les cas.

Captain parfois ça swingue.....

Sans vélléité d'en découdre, je me dis que malgré tout, l'intervention d'André Ando n'a rien de comique. De fait, Pratt c'était la culture du fumetti, d'une bande dessinée populaire et accessible. Pas sûr qu'il se soit opposé à un recadrage/remontage de ses planches, il y en eu même de son vivant, pas sûr qu'il ait été gêné d'une réedition "irrespectueuse de l'auteur". Car l'auteur, hein, est une notion qui varie avec l'histoire (lire sur la fonction-auteur). Défendre une mémoire-valise sans chercher à porter une mémoire singulière (puisque Pratt est pris ici comme "auteur" dont on altère "l'oeuvre", notions générales et génériques) ce n'est pas forcément le défendre en tant que sujet.

Cependant, vus les exemples montrés en vidéo sur le blog, pour moi il y a abus et trop grande liberté prise dans le remontage. Rien ne justifie vraiment une inversion de l'ordre des cases, des élargissements de plan aussi grossiers, bref, si le remontage est admissible c'est la forme qu'il prend qui ne l'est pas, et le fait de vouloir rendre acessible une oeuvre dans un autre format plus économique ne permet pas de niquer une narration comme ça.

Si DrC, je suis persuadé de l'ironie d'Andre Ando.

Mais tu as cent pour cent raison, Hugo Pratt, pour en avoir vécu et donc dessiné, est "fumetti"....
Et je ne parle pas seulement de ceux qu'il a signé, car nombreux sont aussi ceux où il a collaboré en oeuvre commune (ce que je tiens de sa propre bouche lors d'une soirée chez Rolf Kesselring aux environs de Lausanne et de la librairie La Marge de Francoise K.)..........

Alimentaire ? Vous avez dit alimentaire ?
Dieu sait qu'il gargantuait.

Eh bien non, Hugo Pratt ne doit pas se retourner dans sa tombe !
Les petits formats correspondent en tous points aux "fumetti" d'origine. Ce sont plutôt les versions "normales" qui ont été récadrées (par Pratt lui-même) lors de leur édition en français.
D'ailleurs, remarquez les differences entre les versions en noir & blanc et celles en couleurs dans le catalogue Casterman. Pour leur passage à la couleur, elles ont été une nouvelle fois récadrées! Par exemple, comparez "La fable de Venice" : 4 strips (ou bandes) par page dans la version N & B et 3 strips (ou bandes) dans la version couleur (avec des vignettes tronquées, récadrées, etc).
En fait, Casterman à respecté l'oeuvre et son auteur.
Le seul regret que l'on peut avoir, ce que ces petits formats ne soient pas édités en N & B, comme ils l'étaient dans la version italienne.
Mais ça, ça aurait été trop beau !

Maurice, si tu dis vrai et que tu as les moyens de le prouver, ne néglige pas de réclamer la bédé à 15€ que Stéphane offrait ici :
http://aaablog.typepad.com/weblog/2006/09/batitude_crispa.html

Ah, mais je réclame !... Je réclame!...
Heu, non, en fait, je ne crois pas avoir une vraie preuve de ce que j'avance, mis à part ce tout petit lien pour une page web où l'on peut voir une page de cette fameuse édition italienne:
www.thefirstplace.it/archivio/fumetti/una_ballata_del_mare_salato.html

Le format de ces albums (édités en noir & blanc) est de 11cm x 24 cm, et donc plus petits que la version normale, mais plus grands tout de même que la version poche de Casterman (14,5cm x 21,2cm). Ils sont édités (ou réédités?) depuis 1993 par Lizard Edizioni, maison d'édition mise en place par Hugo Pratt lui-même (et dont il a déssiné le logo).

D'après ce que je sais (et je ne suis pas un expert, hein...), Hugo Pratt a toujours voulu qu'il y ait une version économique de Corto. Donc, ont peut penser que ces différentes versions (noir & blanc et couleur)ont cohabité plus ou moins ensemble depuis longtemps.

Quant à savoir qui a fait la réfonte des pages, moi je dirais que c'est Hugo Pratt lui-même. Après tout, il avait déjà fait le coup pour la version couleur de "Fable de Venise"(ce qui tend à prouver que Casterman n'est pas fautif dans cette affaire).

D'ailleurs, comme en Italie,cette version économique éxiste déjà traduite en Espagnol. Et elle est éditée par Norma Editorial depuis belle lurette.

Heureusement qu'il y a des passionnés, parce que les éditeurs ont autre chose à faire qu'à expliquer ce qu'ils font apparemment ! Combien de fois ai-je déploré l'absence de préface ou de texte d'introduction dans la plupart des bandes dessinées. Quelques mots d'introduction peuvent considérablement faciliter la lecture et éviter de vaines polémiques. Mais il faut croire que les lecteurs de Corto ne méritent pas que Casterman utilise ses stagiaires gratuits pour rédiger un avertissement du style "l'édition que vous tenez enre les mains reprend, en colorisé, celle de blah blah blah...". Steph, je compte sur toi pour mettre en ligne un comparatif grace au scans que nous a gentiment envoyé Maurice !

Et puisqu'il s'agit aussi d'un lieu de Vie et d'Humour, revenons à ce qui est la base habituelle de Tonton Swing et de son immense fan club, composé à ce jour déjà d'un membre, qui fait de son mieux, et proposons une nouvelle galéjade.

Alors, cher Ronald ? hop....

Je peux te proposer
"quelle polémique Victor" ?(vieux calembour sur-usité)
....?? .... celui là est facile, je dirais même Pratt-hic !

Pour ma part je continue de penser qu'il est discutable de retoucher à l'œuvre d'un auteur mort qu'on en ait le droit "légal" ou non. Sauf dans le cas ou le dit auteur aurait laissé des indications spécifiques.
ps: captain je vais explorer ce calembour comme s'il sagissait du pôle nord !

Au delà de toute considération morale, il faudrait qu'il y ait des directives précises et authentifiées de l'auteur avant que les éditeurs ou autre ayant-droit décident d'en faire ce qu'ils en veulent.
Dans le cas présent, on se retrouve avec des agglomérats de papier dégueulasses, remontés et rédécoupés de manière à ce qu'on puisse réellement se poser des questions, sur bien des points, quant à la légitimité de laisser faire "ça". Proposer des éditions plus "populaires" (quel mot délicieux), plus abordables, c'est très louable ; charcuter une œuvre, quelle qu'elle soit, c'est simplement à chier.
Bon courage en tout cas, et il ne nous reste qu'à espèrer que ces nouvelles "éditions" se vautrent la gueule, comme c'est le cas dans le lieu où je travaille. Une justice, quelque part... 8)

Roro complaisant, si tu le veux bien, pour le jeu de mot facile à trouver, il m'apparait plus correct de le continuer sur "mangas lourdement....", si tu le veux bien....

jUne, malheureusement pour ton désir, ces éditions se vendront jusqu'au dernier des exemplaires, ce que l'on ne sait pas, c'est le temps qu'il faudra....

Dans quel lieu travailles Tu, amicalement vAUtre ?

J'aimerais tellement croire que cela n'arrivera pas, cher Cap' Swing... Et je travaille dans une petite boutique un peu plus à l'est, dans cette magnifique cité réservée aux octogénaires qu'est Besançon, où, ça tombe rudement bien, je m'occupe des petits miquets.
Pourquoi donc ? Une dénonciation chez Casterman ? 8)

Le Capitaine Swing est curieux de tout et c'est un commentateur fou... Mais il n'a rien d'un dénonciateur ou d'un mouchard ! Certes, dans un autre monde il aurait pu être détective privé, mais il a préféré rester sur Terre pour faire des calembours.

Ah vlad à quelques lettres prêt on avait une contrepetrie là.... :)

surtout que la ville de Mouchard n'est finalement pas loin de Besac !!! Vains dieux !!!

Cart ? Camponovo ?

B'zançon, la ville où il pleut plus qu'à Brest !!! et comme il y a des mois de neige....... La deuxième rue principale "rue Battant" n'est pas la bien nommée pour le dynamisme de ses habitants, mais pour la qualité de ses ondées, et comme malheureusement Certain Lecteur souffre souvent, je, pour lui, précise donc en détail...... rue Battant.... ondées.... Pluie battante (qualité numéro de la Franche Comté, avec le ski de fonds, le froid, la saucisse et le comté, et La Croute aux Morilles s'il vous plait....)........

Alors puisqu'il y a des vilains dans la vieille boucle du Doubs, UD ne livrera plus que les Nouvelles Galeries en temps et en heure et les Carrefour de Chateau farine et de la route de V'soul (ce dernier pour Ronald qui aime faire le Jacques !!!)

Je vois que Cap' Swing connaît la Franche-Comté sur le bout des doigts (je ne peux qu'opiner du chef, la plupart de ses descriptions étant plus vraies que nature), et "Besac" encore davantage, voilà qui explique cette probable perdition sociale, constatée sur la kyrielle ébourrifante de messages postés ici-bas...
Pour ma part, Campo, mon capitaine, vindzoussss !

Eh oui, Ronald, faire le jacques sur la route de Vesoul ou de Vierzon, c'est un peu faire l'andouille, se conduire comme une BREL.......

Des infos sur les "nouvelles aventures de Corto" chez Gilles Laborderie, distrayant à défaut d'être réjouissant :
http://www.laborderie.net/blog/index.php/2007/01/29/320-le-retour-de-corto-maltese

Et encore sur le journal 24 Heures, un article tout chaud à propos des Pratt en Poche:
http://www.24heures.ch/vqhome/le_journal/culture/BD/xxbd_pratt_160107.html

La BD à 15 euros est toujours dispo?
Et j'ai vu que Cong S.A. avait répondu sur le thème!

Salut Lorenzo,
tu remarqueras que j'avais déjà établi un lien vers cet article le jour de sa parution... Le 16 janvier. Mais bon, mon lien marchait plus, alors tu as bien fait ! Sinon la BD a déjà été gagnée par Maurice (même s'il ne la pas encore choisie) le 17 novembre... Désolé ;)

De son vivant Pratt avait déjà donné son accord pour la version J'AI LU BD de "La ballade de la mer salée" et "Sous le signe du Capricorne" (fin des années 80). Deux livres de poche où pas mal de retouches et de recadrages systématiques avaient été nécéssaire.
S'il se retourne dans sa tombe (n'at-ilpas été incinéré ?) ce doit être plutôt pour le choix de ce lettrage illisible !

J'ai récemment exposé mon avis sur la question sur mon blog, "Dans le sillage de Corto" (et j'ai mis, dans mon billet, un lien vers cette page-ci).
Cette version de poche me rend plutôt amer, à la fois parce que je pense que cela peut donner une fausse idée du travail de Pratt aux lecteurs qui le découvriraient par cette voie, et parce que je trouve que les gestionnaires de l'héritage artistique de Pratt ont peut-être pris, là, un peu trop de liberté.
Je ne suis pas pour la momification de l'oeuvre (j'ai applaudi le film de Pascal Morelli, et j'attends sans préjugé la "reprise" de Corto par un nouveau dessinateur), mais j'ai un peu de mal avec le charcutage des originaux.

J'ai dans les mains une vieille édition de La Ballade, en poche, 'j'ai lu', de 1986.
Je peux vous dire que le découpage est pire, si possible que celui de la nouvelle édition poche. Un vrai massacre, la lecture n'est pas du tout facilitée.
C'est pourtant avec ça que j'ai découvert Corto Maltese, et que je suis devenu accroc du marin à l'oreille percée. Bon, les autres albums je les ai achetés en grand format.
Mais, il y a un mais, j'ai lu dans une interview d'un éditeur d'Hugo Pratt - didier Platteau je crois; que le lancement de la Ballade n'avait pas été si facile que ça. Alors que la bd obtenait un vif succès auprès de la critique, qu'elle avait obtenu des prix, et tout ça, les ventes ne décollaient pas. Contradiction. Certains ont suggéré de faire une édition en couleur (rien à voir avec celles qui sont venues après, dans les années 90), ça s'est vendu encore moins.
Platteau n'arrivait à comprendre ce paradoxe d'une bd que tout le monde encensait et personne n'achetait. Il a donc longuement réfléchi devant les planches originales avant de comprendre : Corto n'était pas une bd mais un roman graphique. Il fallait le présenter comme telle.
Il a donc sorti une édition en format poche, celle que j'ai en main je suppose, et seulement à ce moment-là les ventes ont décollés. Corto était vendu dans les gares, les gens achetaient ça avant de partir en voyage.
Tout ça pour dire, il y a parfois des mystères insondables dans la bd.

Bon, maintenant je suis comme vous, je n'approuve pas la "rajeunisation" que Casterman à imposer à Corto. Rien que les nouvelles couvertures, avec les titres réécrits (c'était Pratt qui écrivait lui-même les titres), je trouve ça moche. Ça me rend triste. Et ne parlons pas des adaptations animés.
Mais, c'est triste à dire, je suppose que ça marche. Si ça peut attirer un public jeune vers Corto...

Et j'ajoute que Pratt n'en aurait probablement rien eu à battre. Il n'était pas contre l'exploitation commerciale de Corto et il était même prêt à ce que quelqu'un le reprenne après sa mort. Enfin, c'est lui qui a choisi Patrizia Zanotti, donc il savait ce qu'il faisait.
Et je ne l'approuve pas tellement, mais après tout, c'est lui l'auteur donc c'est lui qui choisit.
Soupir...

Suite à mon message du 5 novembre, je reviens pour dire que ahem, mea culpa je me suis un peu pas mal planté.

Après avoir relu l'interview que j'évoquais, je me suis rendu compte que ma mémoire, cette taquine, avait un peu carrément tout mélangé.
Je peux encore m'estimer heureux d'avoir retenu correctement le nom de l'éditeur : c'était bien Didier Platteau.
Ça c'est bon.
Alors pour le reste :
- C'était pas la Ballade qui n'avait pas de succès, puisque ce n'était pas encore sorti en album. C'était des histoires de "sous le signe du capricorne" et "Corto toujours un peu plus loin" qui furent sortis
- Platteau n'a pas DU TOUT sorti la Ballade en poche, mais tout simplement une version reliée avec couverture souple, celle qu'on connaît aujourd'hui.
La version poche est sortie bien plus tard, mais c'est la version grand format reliée qui a fait le succès de Corto en France, dès 1975.

Tout tenait au fait que Corto était présenté comme une bande dessinée habituelle, comme un Quick et Flupke ou comme un Buck Danny, avec une seule histoire, peu de pages et une couverture cartonnée.
Platteau a donc changé complètement d'approche pour la Ballade.

Et pour cette histoire de Corto vendu en gare que les gens achetaient avant de partir en voyage, je sais pas d'où je sors ça mais pas de cet interview.
Allez savoir...

Enfin bref voilà, une petite erreur quoi, maintenant je m'en vais me cacher au fond d'une grotte.

Cher Darmore, ces rectifications sont tout à ton honneur et tu peux sortir de ton trou. Il se dit et s'écrit tant de conneries non rectifiées, y compris en ces pages, que ton souci exprimé et la récurrence de ta présence ici suffisent à me réjouir pour les 20 minutes qui viennent.

Pas mieux, merci beaucoup Dar More.

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